Succession à l’ONU : la piste Gianni Infantino pourrait compliquer les ambitions de Macky Sall
La succession d’António Guterres s’anime
À mesure que s’approche la fin du mandat d’António Guterres à la tête des Nations unies, les spéculations autour de sa succession s’intensifient. Une information révélée par le New York Post affirme que le président américain Donald Trump envisagerait de soutenir Gianni Infantino, actuel président de la FIFA, pour le poste de secrétaire général de l’ONU.
Selon une source proche de la Maison-Blanche citée par le quotidien américain, Donald Trump considérerait le dirigeant italo-suisse comme une personnalité bénéficiant d’une forte reconnaissance internationale et capable de rassembler des acteurs de différents horizons. Cette proximité se serait renforcée lors de la Coupe du monde 2026, au cours de laquelle Gianni Infantino et le président américain ont multiplié les apparitions publiques.
À ce stade, aucune candidature officielle de Gianni Infantino n’a toutefois été annoncée, et ni la FIFA ni les Nations unies n’ont confirmé cette hypothèse.
Macky Sall face à une concurrence potentielle
Cette perspective est suivie avec attention à Dakar. L’ancien président sénégalais Macky Sall figure parmi les personnalités évoquées pour succéder à António Guterres, avec le soutien affiché des autorités sénégalaises.
L’éventuelle arrivée d’un candidat bénéficiant d’un appui politique majeur, notamment de Washington, pourrait modifier les équilibres diplomatiques autour de cette élection. Même si cette hypothèse reste spéculative, elle nourrit déjà les discussions dans plusieurs cercles diplomatiques.
Une désignation encadrée par les règles de l’ONU
La nomination du secrétaire général des Nations unies repose sur une procédure particulièrement exigeante. Les candidats doivent d’abord obtenir l’appui du Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto, avant que leur nomination ne soit soumise à l’approbation de l’Assemblée générale.
Plusieurs personnalités sont régulièrement citées parmi les candidats ou les noms évoqués pour cette succession, notamment Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, et Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Un processus déjà largement engagé
Le calendrier de désignation est déjà bien avancé. Les États membres ont présenté leurs candidatures, les auditions publiques se sont déroulées entre avril et juin 2026 et le Conseil de sécurité poursuit l’examen des différents dossiers.
Dans ce contexte, l’émergence tardive d’une nouvelle candidature constituerait un scénario inhabituel, même si la décision finale dépendra des équilibres diplomatiques et des consultations entre les membres du Conseil de sécurité.
La rotation géographique au cœur des débats
La succession d’António Guterres ravive également le débat sur la rotation géographique à la tête des Nations unies. Plusieurs États estiment qu’après un secrétaire général européen, le prochain titulaire devrait provenir d’une autre région du monde.
Si certains soutiennent qu’un candidat africain pourrait être désigné, d’autres considèrent que l’Amérique latine dispose également d’arguments solides pour revendiquer cette fonction. Cette question demeure l’un des principaux enjeux diplomatiques de cette élection et pourrait influencer les négociations entre les États membres.
En attendant une éventuelle officialisation de nouvelles candidatures, la succession d’António Guterres reste ouverte et continue d’alimenter les discussions au sein des milieux diplomatiques internationaux.

